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mardi 19 juillet 2011

Breaking Bad, le retour sans demi-mesure

Attention, événement... et spoilers éventuels. Breaking bad, LA série, reprend pour sa quatrième saison. On arrête tout, Walter White est dans la place... ou plutôt, maintenant, Heisenberg, pour de bon.




Ce premier épisode ne décevra pas les fans. Avant de retrouver les protagonistes de la série là où on les avait laissé à la fin de la saison 3 (à la seconde près), un petit flash-back nous montre Gale, le chimiste, déballant ses cadeaux. En guise de noël, on fête l'installation du laboratoire de Gus Fring, lieu fondamental des épisodes passés. Gale pourtant n'est pas sûr d'être à la hauteur, surtout depuis que Gus lui a fait analyser une dose de méthamphétamine mystérieusement bleue, pure à 99%... Gale admet que ce producteur le dépasse de 3%, qui changent tout. Gale, donc, a poussé Gus à embaucher Walter White. la suite, on la connait.



Retour brutal sur Jesse, devenu ange de la mort pour Walter. Gale est bien mort, on nous le confirme. Le plan de Walter / Heisenberg a fonctionné, Gus est piégé, il n'a plus de chimiste pour préparer sa marchandise. Sauf que... le plan n'était peut-être pas aussi bon.



Walter White est devenu son double. Cynique, il l'est indiscutablement, lorsqu'il propose de lancer une fournée pour respecter les délais, alors que sa vie ne tient qu'à un fil. Il a, c'est certain, franchi toutes les bornes, mais il n'est pas le seul. Sa femme, Skyler, se montre particulièrement efficace et réfléchie quand il s'agit d'éloigner des preuves gênantes ou jouer la comédie devant un serrurier médusé... De l'autre coté, Saul Goodman est au fond de sa paranoïa, pas nécessairement injustifiée. 



On ne dira pas bien sûr le sort réservé à Walter et Jesse. On peut déjà dire quand même que cette saison part sur de bons rails, même si on est loin de l'apparition folle des deux cousins tueurs de la saison 3. 
On sait que Vince Gilligan, le scénariste, souhaite conclure sa série à la fin de la saison 5 maximum. On sait aussi que AMC, la chaine productrice, aimerait tirer sur la corde. Espérons que Vince ne choisisse pas la demi-mesure...


lundi 31 janvier 2011

Lettre d'amour à Clint

Clint, je t'aime.



Déjà, pardonne moi pour le tutoiement. Pour toi américain, ça ne change rien. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Je dis tu à tous ceux que j'aime comme disait le poète, et toi tu me plait. Pourtant ces derniers temps, tu t'es pas mal fait attaquer.



Ah, ton dernier film, Clint, a fait couler beaucoup d'encre. Au-delà, un film sur le rapport à la mort, avec comme têtes d'affiche Matt Damon et Cecile de France. Matt Damon... l'homme atteint de paralysie faciale... Non mais sans rire, ce type est la preuve que certains n'ont pas de sentiments! Si tu avais vu Invictus, tu le saurais! Comment? ah oui, c'est ton film aussi, Invictus...

En fait, j'ai aimé ton film. Certes, ce n'est pas un gros chef-d'oeuvre, mais tu y développe tes thèmes fétiches (des destins extraordinaires) avec une pudeur qui ne t'a jamais quitté. Tu parles de l'au-delà en raillant les religions, les croyances diverses, les arnaqueurs... bref, tu crois sans doute à une vie de l'esprit mais tu déteste ceux qui font payer le péage. Grand bien t'en fasse.

Certaines critiques te reprochent de parler de la mort pour l'éloigner, car à ton age, on doit en sentir le souffle. Pourtant, depuis l'incroyable Impitoyable, tu as tué ta propre légende de l'ouest. Avec Gran Torino, fini le rôle du flic grognon à la Dirty Harry. Si on remonte le temps, Honky Tonk Men annonçait déjà la fin d'une époque, ton époque. La mort est récurrente chez toi Clint, c'est le petit diable sur l'épaule, qui démange en permanence.


Au-delà touche. Pas en plein dans le mille, mais sans doute plus près du centre de la cible qu'il n'y parait. Car tu y fais passer le meilleur des messages: les morts n'ont plus rien à nous dire. Matt Damon, qui peut entrer en contact avec les morts, ne sait rien de la mort. Paradoxalement, son pouvoir ne le rend pas plus fort face à elle, d'autant que le message venu de l'au delà n'a rien de passionnant. A chaque contact, les mots des morts sont banalités: tu dois vivre sans moi, tu dois reconstruire ta vie sans moi, tu dois aller de l'avant. Les morts n'ont pas de savoir supplémentaire, tout ce qu'ils disent, les vivants le savent déjà. 


Clint, tu vas mourir, tu le sais mieux que quiconque. On pleurera ta mort, on vantera les mérites de ton cinéma, on dira que tu étais le dernier des géants. On dira partout que ta filmographie est parfaite, on ne citera pas trop Doux, dur et dingue (malheureusement, ce film est doté de la meilleure réplique au monde: "je suis peut être un con, mais je suis le seul homme qui t'ai proposé d'aller plus loin que ton lit"), on parlera de ta pudeur, de ton humanisme.On fera la grimace en grognant, comme toi.






Pour finir, autant le laisser la parole. L'interview à  inside the Actor's Studio, pour les anglophone, vaut son pesant de cacahuètes:





P.S.: Dis, tu pourrais travailler un peu plus sur tes prochains films? Histoire qu'on dise pas tous "c'est bien mais ça manque d'un petit quelque chose...".




lundi 3 janvier 2011

Stallone et les femmes

On pourrait résumer le problème de Sylvester Stallone avec les femmes juste en montrant cette photo:




Oui, c'est sa Môman chérie d'amour. Avouez que ça vous aurait traumatisé aussi.

Je pars du principe que Stallone est traumatisé, ça peut paraître présomptueux, je sais, c'est mon coté foufou. Exposons le problème plus en détails: dans ses films Stallone à un rapport franchement louche avec les gonzesses, et c'est pas peu dire. On parlera ici des films qu'il a écrit/réalisé, pour bien cerner le soucis.

Commençons par l'évidence: Rocky. Le brave boxeur s'entiche dès le premier épisode d'Adrian, une brave vendeuse de braves animaux (oui dans ce film tout le monde est brave, sauf peut-être Apollo Creed qui est "un sentimental". Possible qu'on en reparle un jour...).


Sexy Baby. Cela dit ça reste crédible, genre il se tape pas la grosse-bombasse-vazy-la-nana-trop-bien-du-ghetto. Non, Sylvester il a des goûts simples, une femme gentille qui aime aller à la patinoire ça lui suffit. Alors bien sûr, il se bat pour elle dans un final qui fait pleurer dans les chaumières. Elle, bonne poire, elle reste là malgré sa sale tronche:
Alors dans les épisodes suivants il se marient, font des gosses, combattent les russes, enfin le quotidien quoi:





Mon dieu, mais qui a fait joujou avec Adrian? Je veux un témoignage.

Dans Rocky III,  on peut sincèrement se poser des questions sur l'orientation du personnage. Faut dire que son entraineur qui fait un peu office de papa meurt, perte des repères, hop Appolo Creed l'entraine dans des lieux interlopes. Oui interlopes, entre la plage où il faut courir en short moulant et la salle de sport qui ressemble plus à un sauna, il y a du soucis à ce faire pour Rocky. De toute façon, quitter Philadelphie pour la Californie, c'est sacrilège. Même pour apprendre à bouger comme une danseuse.






Toujours est-il que la brave Adrian est toujours là pour Rocky, même si n'oublions pas, "la bagatelle épuise l'homme". Heureusement dans le 6, le fabuleux Rocky Balboa, elle est morte. Faut dire qu'au fil des épisodes elle se rebelle la gamine, elle s'affirme et hausse le ton, et ça Sylvester il aime pas (elle se révèle carrément mégère dans Rocky 5 quand il redevient un loubard un poil ridicule). Surtout, les personnages de Stallone ne peuvent être heureux en amour. C'est LA grande règle qui dirige L'œuvre de Stallone, mais c'est surtout dans Rambo II que la preuve se fait.



John Rambo, rappelé par le Colonel Trautmann ("Dieu n'a pas créé John Rambo. Je l'ai créé" Trautmann > Dieu ouais ouais) s'en va sauver des prisonniers de guerre du Vietman, rapport au fait que les bureaucrates sont nuls (c'est le message principal du film. Rematez-le, vous verrez, je ne mens jamais). Bref, Rambo y va, il laisse pas tomber les potos. Dans sa quête, il rencontre une femme, Co Bao, qui avec un nom comme ça ne fera pas long feu.



Après s'être échappé de la base ennemie, Rambo et Co Bao se font une chouette déclaration d'amour, se roule une galoche ou je m'y connais pas, se promettent de vivre heureux toussa,  elle se relève et... ELLE MEURT. Ouais, même pas les 10 minutes réglementaires habituelles pour tuer le personnage dans un final tragique, aucune pitié Stallone, il te l'assassine là, direct. Alors bien sûr après il tue tous les méchants, histoire de montrer qu'il est vénère. A la fin, il donne le pendentif de Co Bao, pour montrer que c'est un gros dur. 
Regardez donc ce fabuleux moment à la fin de la vidéo (à partir de  6.40, mais bon toute la vidéo vaut son pesant de cacahuètes).

Rambo III, comme le I, se passera de gonzesses, sans doute parce que ça sert à rien quand on a de la lumière bleue. 

Il faut attendre Rambo 4, ou plus exactement "John Rambo" pour revoir une fille à sauver (Julie Benz, qui enchaîne les mecs louches après Dexter). D'ailleurs elle ressemble un peu au perso féminin du fabuleux "The Expendables": une fille qui veut agir mais bon elle a pas compris qu'elle peut pas, eut égard à sa condition de femme-donc-faible. heureusement Sylvester est là pour tout arranger: Il est du genre à sauver le monde si une fille lui demande (ou le colonel aussi, mais on peut légitimement se demander si Rambo et Trautmann n'ont pas... ben quoi à la guerre comme à la guerre hein). 
On retrouve deux autres stéréotypes géniaux dans The Expendables: la fille qu'on oublie, représentée par la copine de Mickey Rourke (d'ailleurs il sait même pas son prénom et préfère peindre sa guitare, c'est quand même un signe qu'il yoyote de la mansarde Mickey) et bien sûr la fille qui voit pas que le mec est génial et qui va donc avec un connard. Et Jason Statham se la colle derrière l'oreille. 

Dans le genre morale, on peut aussi se souvenir de Rocky 1, avec ce fameux passage où Stallone veut dire à une fille qu'elle est une pute sans vraiment lui dire. Traîner avec les mecs, c'est mal, dit-il. Reste à la maison, c'est mieux. La leçon se termine par un charmant doigt d'honneur de la jeune fille envers un Stallone pourtant bien pensant. Dans le 6, elle revient, vieille, pour lui dire qu'il avait raison: traîner avec des mecs, ça fait pute. Mais tu restes célibataire, c'est sans doute encore plus con mais c'est ainsi dans le monde de Sylvester.

On pourrait bien sûr évoquer d'autres chef-d'œuvres tels que Cobra, mais c'est pas gentil de se moquer. 

ah si, un dernier conseil, matez "les mains dans les poches", un des premiers films de l'ami Sylvester qui vaut son pesant de pop-corn, avec encore des relations compliquées pour Sylvester.



ps: saviez-vous que madame Stallone lisait l'avenir dans les fesses?