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jeudi 22 septembre 2011

Faut savoir se taire

On ne dira pas à quel point Breaking bad est une série géniale, par exemple. Ni à quel point Deus ex: human revolution est décevant. Ni que Miossec ferait mieux de prendre sa retraite puisqu'il ne peut plus médicalement boire de l'alcool. Non, on ne dira plus rien de tout ça, car le retour de baton est trop violent: bad opinion generator compile les plus mauvaises prédictions de l'histoire, pourvu que vous soyez un brin anglophone. Alors amusez vous ici:

Bad opinion generator! 


Une chose dont on est sûr, c'est que les photos de Scarlett les fesses à l'air en émoustillent plus d'un. pour preuve ce site parodique culotté (ou pas, du coup). scarlettjohanssoning, ça s'invente pas.

mercredi 14 septembre 2011

Et si on se taisait?

C'est beau de se taire. Surtout quand on a quelque chose à écouter. Justement, on en a! Luchini lit Flaubert, et voilà, c'est tout.


http://www.franceculture.com/emission-fabrice-luchini-lit.html


Et si on préfère des choses plus récentes (enfin...), on a toujours les lectures de Céline... De Luchini aussi, mais pas seulement. Avant lui, c'est Michel Simon ou Arletty, amis de l'auteur, qui le lirent. à nous d'écouter.

L'engagement dans la guerre lu par Michel Simon, début du Voyage au bout de la nuit.

Lectures d'Arletty: Le certificat d'étude, Les vacances en famille, Le départ pour l'Angleterre. Extraits de Mort à crédit.



mercredi 24 août 2011

Le retour du diable

Depuis le temps qu'on l'attendait, Tom! Vous avez saissi? Waits... attendait... non? Bref.Le nouveau Tom Waits arrive bientôt. Il y a quelques jours, une annonce nous demandait de patienter jusqu'au 23 aout, ce que nous fimes de bonne grâce (on avait pas tellement le choix de toute façon). Tom nous conviait à une petite sauterie privée pour la découverte de son premier extrait, Bad as me. Alors voilà:




C'est vrai que youtube, dans le genre privé, on a vu mieux... on avait eu droit à conférence de presse très spéciale pour la tournée précédente:




Heureusement on peut entendre le single complet ici, et même la liste des chansons de l'album. Album qui, vous pouvez le lire, sort le 25 octobre, date anniversaire de votre serviteur. Je dis ça, je dis rien. Merci Tom! Pour fêter ça, quelques photos sympas du maitre.



mardi 19 juillet 2011

Breaking Bad, le retour sans demi-mesure

Attention, événement... et spoilers éventuels. Breaking bad, LA série, reprend pour sa quatrième saison. On arrête tout, Walter White est dans la place... ou plutôt, maintenant, Heisenberg, pour de bon.




Ce premier épisode ne décevra pas les fans. Avant de retrouver les protagonistes de la série là où on les avait laissé à la fin de la saison 3 (à la seconde près), un petit flash-back nous montre Gale, le chimiste, déballant ses cadeaux. En guise de noël, on fête l'installation du laboratoire de Gus Fring, lieu fondamental des épisodes passés. Gale pourtant n'est pas sûr d'être à la hauteur, surtout depuis que Gus lui a fait analyser une dose de méthamphétamine mystérieusement bleue, pure à 99%... Gale admet que ce producteur le dépasse de 3%, qui changent tout. Gale, donc, a poussé Gus à embaucher Walter White. la suite, on la connait.



Retour brutal sur Jesse, devenu ange de la mort pour Walter. Gale est bien mort, on nous le confirme. Le plan de Walter / Heisenberg a fonctionné, Gus est piégé, il n'a plus de chimiste pour préparer sa marchandise. Sauf que... le plan n'était peut-être pas aussi bon.



Walter White est devenu son double. Cynique, il l'est indiscutablement, lorsqu'il propose de lancer une fournée pour respecter les délais, alors que sa vie ne tient qu'à un fil. Il a, c'est certain, franchi toutes les bornes, mais il n'est pas le seul. Sa femme, Skyler, se montre particulièrement efficace et réfléchie quand il s'agit d'éloigner des preuves gênantes ou jouer la comédie devant un serrurier médusé... De l'autre coté, Saul Goodman est au fond de sa paranoïa, pas nécessairement injustifiée. 



On ne dira pas bien sûr le sort réservé à Walter et Jesse. On peut déjà dire quand même que cette saison part sur de bons rails, même si on est loin de l'apparition folle des deux cousins tueurs de la saison 3. 
On sait que Vince Gilligan, le scénariste, souhaite conclure sa série à la fin de la saison 5 maximum. On sait aussi que AMC, la chaine productrice, aimerait tirer sur la corde. Espérons que Vince ne choisisse pas la demi-mesure...


vendredi 27 mai 2011

Je Treme beaucoup

Le jeu de mot est facile. Atteindre ne niveau de perfection pour une série, par contre, est beaucoup plus dur.



De quoi on parle? De Treme, bien sûr. La nouvelle série de monsieur David Simon, celui-là même qui avait honoré nos rétines avec The wire. Mais si, vous savez, cette série géniale qui faisait de Baltimore un personnage à part entière et qui ridiculisait les experts (las Vegas, Miami, Manhattan, ne rayez pas la mention inutile, y en a pas). Toujours produite par HBO, Treme nous permet de revoir des têtes bien connues, à savoir Wendell Pierce et Clarke Peters, alias Bunk et Freamon. Mais ici, ils rengainent flingues et tables d'écoutes et sortent un tout autre instrument.



Attention, ne vous y trompez pas, ça reste soft. Les instruments en question sont musicaux. Exit Baltimore et la drogue, voici la Nouvelle-orléans et le jazz. La ville, post-Katerina. la musique, post-destruction. Les habitants, post-disparitions. La vie qui reprend, car elle n'a pas le choix.




on retrouve la "touche" David Simon, la place faite aux Hommes, aux communautés, aux questions sociales. Et puis, la prise de temps. Le temps du dialogue, des interactions. Le temps aussi pour la musique, centrale ici. Il n'est pas seulement questions de guest-star ici (Elvis Costello dès le premier épisode, quand même), mais plus généralement de laisser vivre la musique. Les morceaux ne sont pas coupés sauvagement, les musiciens s'expriment. Et on en redemande.





John Goodman est de la partie!





lundi 9 mai 2011

Kubrick éclectique

Alors que l'expo à la cinémathèque lui rendant hommage n'est pas franchement terrible, ce petit film retraçant odyssée du réalisateur nous remplit de joie. alors, hop.

http://vimeo.com/23030893

vendredi 6 mai 2011

C'est ma tournée

Alors que les jours sont mornes, que l'on fête la mort de Brassens que la majorité de la chanson française s'évertue à pondre de la poésie à base de "l'eau de tes larmes avait un gout de mer", "tu es le soleil qui m'illumine" ou encore "toi + moi + tous ceux qui m'ont filé du blé", il existe encore quelques indestructibles combattant oeuvrant pour le texte, et il faut les en remercier, surtout quand ils passent sur scène. Au passage, j'espère que vous appréciez les extraits du futur album de Obispo. A moins que ce ne soit Pagny?

Well, en guise de nouvelle chanson française, Il me semble que François Morel, Sanséverino, Juliette ou encore Thomas Fersen guident un peu la barque. C'est à dire, des gens qui cachent difficilement leur cinquantaine... Est ce une raison pour leur en vouloir? Certes non, les bougres tenant sur scène plus longtemps que les petits jeunes.

Prenez Sanseverino par exemple. Deux heures de concert accompagné d'un contrebassiste alors qu'il s'active à la guitare et aux pédales en guise de batterie. Deux possibilités: soit les musiciens prennent des cachets de plus en plus cher, soit le bonhomme à de l'énergie à revendre. En ponctuant ses chansons de remarques pas toujours très polies sur le président, le nucléaire, le SAC, ou encore les abonnés des théâtres, le petit Stéphane rappelle ce que c'est que mettre l'ambiance sans chanter des conneries. C'est tout à son honneur.


Mais alors, forcément, il faut en passer par une drôle de chose. Le cas Thomas Fersen. Celui-là ne passe pas à la télévision, presque pas à la radio, mais se retrouve disque d'or systématiquement et comme par enchantement. Je suis au paradis, dit-il dans son dernier album. On comprend mieux pourquoi la foule le suit en concert.

Petite précision: le constat suivant est fait après deux concerts de cette tournée (et quelques autres avant mais chut). Il nous parle de tueurs, de monstres, de vampires, mais difficile de ne pas voir en lui un envouteur. A la cigale, dès la fin de la première partie, la tension monte. Des applaudissements fusent, fuites incontrôlables. Ils continuent, s'accélèrent, on tape du pied. les roadies vérifiant les derniers réglages sont acclamés joyeusement. Les rideaux s'ouvrent, laissant place aux instruments: à gauche, on retrouve les guitares de Pierre Sangra, le fidèle. Derrière, c'est la batterie de Christophe Cravero, le multi-instrumentiste, d'habitude derrière les claviers, le violon ou la guitare (oui, tout ça). Comme il ne peut pas s'en empêcher, il a aussi un petit clavier près de lui. A droite, au fond, on trouve une estrade, où Alexandre Barcelona, "le rossignol de Santander" officie à l'orgue et à l'accordéon. Une place encore, pour le violon de Véronique Mafart, seule nouvelle venue de la bande. Et au centre... un piano géant, dont la queue démesurée nous rappelle que Fersen nous entraine dans un voyage aussi romantique que fantastique. Des tentures blanches encadrent la scène. Un dernier arrivant, enfin: le Ukulélé.Il est acclamé.



Une musique romantique se fait entendre, et imperceptiblement, les lumières s'éteignent. Le public trépigne. Alors, un orage se déchaine, nous ne sommes plus dans une salle de spectacle mais dans une forêt, sous la pluie. Un homme s'approche, sous un parapluie. Un petit coin de paradis pour un coin de parapluie? Acclamé, Fersen nous conte une mésaventure facheuse, une mauvaise rencontre dans une auberge, une femme qui en veut à sa vie. Les musiciens se placent, le publie écoute, religieusement. Dès la fin de l'histoire, "Barbe bleue" entre en scène, puis "Dracula".



L'ambiance est posée... pas pour longtemps, car le Ukulélé est saisi immédiatement. Fersen nous bénit avec, fameux goupillon. Le public reprend en choeur les classiques, "le chat botté", "saint Jean du doigt", "croque", "la chauve souris". De nouvelles chansons s'introduisent dans cette suite, "les loups garous" rejoignent déjà le panthéon. Se calmant un peu, Fersen nous conte l'histoire de Billy the kid, déjà présente sur la tournée précédente mais écartée de l'album (on se demande pourquoi). Seul sur scène, il nous narre aussi l'histoire du dresseur de lion (Ces bêtes là, on s'y attache /  faut respecter leur territoire / faut pas leur tirer les moustaches / ni leur mettre un suppositoire).




Les nouveaux thèmes de l'ami Fersen s'installent, eux aussi. "L'enfant sorcière", conte plein de mystère, enchante autant que "Une autre femme", histoire de momie égyptienne recomposée. Dans un cas comme dans l'autre, l'écoute est attentive. Si l'on connait la fin grâce au disque, la conclusion fonctionne encore toujours: la vieille momie égyptienne / c'était le clou du cauchemar / elle s'appelait madame Lucienne / elle était née à Clamart.





Le public étant sous le charme, c'est Félix qui fait son apparition. Au refrain repris en coeur par le public, Le maitre de cérémonie rétorque "non, c'est moi qui jouis". Réclamant ensuite un baiser dans une chanson aussi inédite que déroutante, il se fait encore vieillard et séducteur (dis moi ma petite Agnès / pour le qu'en-dira-t-on / je t'appellerais ma nièce / tu m'appelleras tonton), et nous propose d'aller nous coucher. le "Non!" est catégorique. "Qui parle de dormir?", lance-t-il goguenard. Mais même pour ça, on ne le lâche pas. Alors, il faudra aller jusqu'au bout, jusqu'aux "malheurs du lion", traditionnelle chanson finale. "Vous connaissez la fin?" les habitués répondent non, pas dupe, car un oui serait récompensé d'un "alors on s'en va". On connait la fin mais aussi la farce. 

ce n'est pas assez, il faut revenir, encore. Alors, Fersen relance l'orage du début, prend sa baguette magique et dans un nuage de fumée, disparait. Et nous sommes heureux. On a mal aux mains, mais de façon heureuse.



lundi 4 avril 2011

Ringo Starr était il le meilleur batteur du monde?

"le meilleur batteur du monde? C'était même pas le meilleur batteur des Beatles!"

Ringo lit attentivement cet article en même temps que nous. oui oui.


Salaud de Lennon. Son coté taquin l'emportait toujours. Heureusement, nous savons distinguer le  vrai du faux, et notre plaidoirie fabuleuse démontrera le talent, s'il en est encore besoin, du brave batteur des Fab Four.





Autant le dire tout de suite: nos contradicteurs ont quelques arguments. Tout d'abord, rappelons que Ringo arrive en aout 1962, et remplace Pete Best, débarqué sans ménagement. Malgré les années passées avec lui, c'est leur manager Brian Epstein qui lui annonce froidement son renvoi. Faut bien que ces types là servent à quelque chose.

Ringo / John, une amitié qui s'appuie sur de solides bases.


Ringo n'est pas un inconnu pour les 3 autres Beatles. Originaire lui aussi de Liverpool, il rencontre les Beatles à Hambourg où il joue dans un autre groupe. L'amitié se forge autour du bar, entre autres, et Ringo remplace parfois Pete Best au pied levé. Quand George Martin, le producteur, décide qu'il faut remplacer le batteur, le choix se tourne vers Ringo: "pour nous, le meilleur batteur du monde s'appelait Ringo Starr", dira Lennon. Faudrait savoir.




Ce remplacement attire les foudres des fans de la première heure, George Harrison se prenant même une droite à la Cavern en défendant son copain. Sur Love me do, Ringo ne joue que du tambourin, George Martin trouvant son jeu de batterie trop décalé. En fait, Ringo ne joue pas comme les autres. 

Ringo joue surtout de la batterie et on comprend pourquoi.


Ringo s'explique lui même sur ce sujet: il est gaucher, mais joue sur un kit droitier. Ceci rend les descentes de toms à peu près impossibles, et impose au batteur un jeu au feeling, chose qui lui convient tout à fait. Car si George Martin n'était pas satisfait de son jeu, c'est surtout parce qu'il différait de tous les autres batteurs. 

Ne fais pas ton modeste, Ring'!


Ringo Starr n'est pas un batteur fou aux rythmiques rapides, ou un hystérique du solo, non. Il impose une rythmique parfaite en y ajoutant son style, des breaks, des ajouts subtils. Il suffit d'écouter I saw her standing there, dès le premier album, pour s'apercevoir qu'une vraie personnalité se cache derrière les futs. Les travaux les plus remarquables seront sans doute Rain, l'envoutant Tomorrow never nows ou encore A day in the life (fascinant de subtilité).



Le seul solo sera pour The end, l'ultime morceau d'Abbey Road et des Beatles. Pas fasciné par le solo, Ringo impose pourtant des partitions de batteries sans cesse inédites. On peut reconnaitre les morceaux rien qu'à la batterie: Drive my car et sa fameuse cloche, le rythme épileptique de Taxman, le roulement de Help!, l'incroyable montée de Come together... les exemples ne manquent pas.



On a coutume de dire que l'apport de Ringo en terme de composition est faible, mais son style personnel est pour beaucoup dans le "son" Beatles. Il signera tout de même deux chansons (Don't'pass me  by et Octopus's Garden) et en chantera bien d'autres écrites pas Lennon et McCartney: Yellow submarine, Act naturally, I wanna be your man, Matchbox...



Mais surtout Ringo, par ses erreurs de langage, inspirera quelques chansons fameuses: Hard day's night, Tomorrow never nows, expressions non-sensiques s'il en est, nous viennent de l'aimable batteur.




Lorsque leur carrière s'étend au cinéma, Ringo est considéré comme le meilleur acteur des quatre, et devient la star de Help!, film ravagé qui dissimule vaguement leur état stupéfié. Par la suite, Ringo jouera dans plusieurs films dont The magic christian avec Peter Sellers tout de même. 


Ringo en fâcheuse posture dans le "fameux" Help!

Statistiquement, les chiffres parlent pour Ringo. En 8 ans d'enregistrements et des centaines de prises, seules 12 erreurs sont à lui attribuer, ce qui en fait le musicien des Beatles le plus fiable. Bref, le gamin assure.






Pour finir, une petite anecdote déroutante: Quand Ringo quitte le groupe pendant l'enregistrement de l'album blanc, ses amis le rappèlent, et font une grande fête pour son retour. Quand George Harrison se barre des séances de let it be, Lennon propose de le remplacer par Eric Clapton... Ringo, irremplaçable?







samedi 12 mars 2011

Mangeons avec des gens bien

J'avoue une certaine affection et tendresse pour Lino Ventura, ce fabuleux lutteur devenu acteur qui collait des gifles à Isabelle Adjani (la gifle), Jean Lefebvre (Ne nous fachons pas), des chinois (Les Barbouzes), et bien d'autres qui le méritaient bien.

Le bonhomme avait une belle passion: la nourriture. Qui pourrait lui en vouloir? Petite sélection en vidéo, qui rappelle que le bien manger, c'est surtout manger entre amis.








lundi 7 mars 2011

Fersen au paradis



Il faut que je vous avoue un truc. Les messages postés sur ce blogs sont écrits à l'avance, et leur publication est programmée. Ça n'a l'air de rien comme ça, mais c'est essentiel pour la suite.

Aujourd'hui, le nouvel album de Thomas Fersen est sorti. Croyez bien que j'ai autre chose à faire que d'écrire sur ce blog. Ce matin, je me suis levé tôt, de toute façon je ne dormais pas, je tournais et retournais dans mon lit, c'était affreux. L'angoisse quoi. Du coup à six heure du matin j'étais devant mon disquaire, qui n'ouvre qu'à dix heures, mais qu'à cela ne tienne.

L'attente est un peu longue, je l'admet, heureusement j'ai mis sur mon MP3 les précédents disques de ce Monsieur, ce qui fait passer le temps. A dix heures pile, il ouvre, craintif. je me rue à l'intérieur, me précipite au rayon chanson française, surnommé élégamment "le fourre tout", et je m'empare délicatement mais cependant fermement du disque de mes rêves. Je suis déjà un peu au paradis. j'en oublierais presque de payer... 10h03, je suis sorti de la boutique.

Depuis quelques mois, je suis un entrainement intensif pour être capable de rejoindre au plus vite mon domicile depuis la susdite boutique. L'entrainement paye. 10h15, le CD tourne sur ma platine. Depuis, au grand dam de mes voisins, il tourne en boucle.


Comment être sûr de la qualité de cet album, me direz vous? Cette simple question est un crime de lèse-majesté, mais passons pour cette fois. Ne parlons pas de l'indéniable qualité des précédents disques, ce serait trop facile. Parlons plutôt de la série de concert donnée depuis plusieurs mois, qui regroupe anciens titres et inédits. Avec trois autres musiciens (les fidèles Pierre Sangra et Alexandre Barcelona et le nouveau venu Lionel Gaget), il revisite son répertoire dans une ambiance sobre, et efficace. Le ukulélé, toujours présent, laisse cependant plus de place au piano. Qui s'en plaindrait? L'instrument, base des premiers disques, revient en force pour des mélodies raffinées, évoquant un comte Dracula des plus romantiques. Mais Fersen n'oublie pas ses premières amours, la chanson paillarde, à l'image d'un Félix digne de Faure. Ces deux chansons disponibles sur le site officiel de Tôt ou tard, le label de Fersen, laissent envisager le meilleur.

Ceux qui ont vu la précédente tournée auront pu profiter d'autres inédites, telles que Barbe Bleue ou J'suis mort:





On regrettera, pour la forme, l'absence sur l'album de Billy the kid, pourtant très bonne chanson sur le petit cow-boy:



Mais on ne boudera pas notre plaisir. Bien au contraire, la suite sera sur scène, et au premier rang s'il vous plait. Je vous ai parlé de mon entrainement spécial pour dégager les gêneurs?