Depuis le temps qu'on l'attendait, Tom! Vous avez saissi? Waits... attendait... non? Bref.Le nouveau Tom Waits arrive bientôt. Il y a quelques jours, une annonce nous demandait de patienter jusqu'au 23 aout, ce que nous fimes de bonne grâce (on avait pas tellement le choix de toute façon). Tom nous conviait à une petite sauterie privée pour la découverte de son premier extrait, Bad as me. Alors voilà:
C'est vrai que youtube, dans le genre privé, on a vu mieux... on avait eu droit à conférence de presse très spéciale pour la tournée précédente:
Heureusement on peut entendre le single complet ici, et même la liste des chansons de l'album. Album qui, vous pouvez le lire, sort le 25 octobre, date anniversaire de votre serviteur. Je dis ça, je dis rien. Merci Tom! Pour fêter ça, quelques photos sympas du maitre.
Il y a peu, on découvrait l'existence de Allain Leprest, chanteur réaliste, ayant plus un succès d'estime que commercial. Auteur pour lui et les autres, il vient de se suicider. C'est bien dommage...
On connait à peu près tous le fameux tube Love is all, de Roger Glover, sorti sur l'album The butterfly ball and the grasshopper's feast. Si le titre est célèbre, c'est autant pour son rythme joyeux que pour son clip coloré et... stupéfiant.
Ce qu'on ignore souvent, c'est que Roger Glover fut d'abord le bassiste du groupe Deep Purple, plus connu pour ses envolées rock. Ce qu'on aimerait ignorer encore plus, c'est qu'il existe des adaptations françaises de ce titres, pour notre plus grand malheur, à commencer par Sasha Distel:
Les paroles sont scandaleuses. Il existe également une version pour enfant d'henri Des mais je prèfère ne pas en parler.
Moins nulle, le remix par Gonzales avec un ensemble de stars et un clip 3D mérite plus le détour, même si on se demande encore pourquoi il a autant ralenti le tempo de cette chanson si funky. Enfin bon, c'était produit par Arte.
La mort de la chanteuse Amy Winehouse à 27 ans relance la fameuse légende de ces stars du rock mortes à cet âge. Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain, ces quatre là accueillent sans aucun doute la petite nouvelle avec bienveillance. mais dans un coin, en train de discuter avec un grand homme vêtu d'une cape noire, un petit guitariste lui rappellera ben vite que le créateur de ce club select, c'est bien lui. Pour Robert Johnson, 1911 - 1938, la vie ne s'arrête pas au nombre 27.
Né dans le delta du Missisipi, Robert Johnson vit dans une misère sombre avec sa mère et son beau-père. S'il commence à jouer de l'harmonica très jeune, puis un peu de guitare, il ne se destine pas à la musique. Il se marie à 18 ans et travaille dans des plantations. Sa femme meurt à 16 ans, en 1930, en mettant au monde un enfant mort-né.
L'année suivante, il rencontre Son House, qui se moquera de son jeu de guitare. Robert, vexé, quitte Robinsonville. Quand il y revient deux ans plus tard, Son House n'a plus du tout envie de se moquer: Il est devenu un excellent guitariste. L'explication rationnelle, c'est Ike Zinnerman, son mentor. Mais une autre explication va germer et créer la légende.
Robert Johnson raconte à qui veut l'entendre qu'un soir, à un croisement de routes, un grand homme vétu de noir s'est approché de lui, a accordé sa guitare, joué quelques notes magiques et rendu l'instrument. Cet homme, c'est fatalement le diable. Le mythe était né, avec la chanson "Crossroad".
En réalité, la légende du diable au carrefour est un thème récurent du vaudou. On peut également constater que Tommy Johnson, autre bluesman (aucun lien de parenté), racontait sensiblement la même histoire. On peut d'ailleurs voir ce personnage historique dans le film des frères Coen, O'brother.
Sa rencontre ne lui portera cependant pas chance, puisqu'il meurt en 1938. Cause du décès? Il y en a trois possibles... Pneumonie, syphilis, ou, empoisonné par un mari jaloux... faites votre choix. Sur le certificat de décès, un "no doctor" nous plonge dans le mystère.
Trois causes de mort possibles. Ce n'est pas le seul chiffre étonnant de sa vie:
- On ne connait que deux photos de lui. Deux autres ne sont pas clairement authentifiées.
- En deux sessions d'enregistrement, il laisse 29 chansons différentes, pour un total de 42 prises. Une trentième existerait... la part du diable?
- Robert possède 3 tombes. Quatre ans après sa mort, un ouragan dévaste le cimetière, on lui redonne plusieurs sépultures.
- Il est considéré comme le 5ème meilleur guitariste de tous les temps par le magasine Rolling Stones. Mais c'est de la triche avec le diable a ses cotés...
En France, on a pas de rock mais on a des présentateurs télé. Ces pauvres diables doivent parfois présenter des groupes venus tout droit du Nouveau Monde ou de la perfide Albion... et le résultat est délicat.
Mais il y a aussi le fameux passage de Led Zeppelin à tous en scène... Dans cette vidéo, on peut trouver une mauvaise blague du présentateur, un enfant qui se bouche les oreilles, l'orchestre de l'armé du salut consterné, un homme qui bat du pied, et c'est déjà pas mal.
Heureusement, nos braves amis les Pink Floyd ne sont pas en reste, puisqu'ils ont l'honneur d'être traduits par un présentateur zélé...
Et puis bien sûr... on ne peut que vous conseiller le regarder cette dernière vidéo avec l'ami Eddy Mitchel... En plus les Pink Floyd jouent en play back, contrairement aux applaudissements qui sont, malheureusement, bien réels...
Ils écoutent la musique avec un téléphone
Ils parlent dans la rue avec un téléphone
Ils se photographient avec un téléphone
Et même ils se dirigent avec un téléphone
Et moi j'ai plus d'batterie et je sais pas où j'suis
Han han
J'écoutais la musique avec mon téléphone
Je parlais dans la rue avec mon téléphone
Je me photographiais avec mon téléphone
Et je me dirigeais avec mon téléphone
Mais j'ai plus d'batterie et je sais pas où j'suis
Le jeu de mot est facile. Atteindre ne niveau de perfection pour une série, par contre, est beaucoup plus dur.
De quoi on parle? De Treme, bien sûr. La nouvelle série de monsieur David Simon, celui-là même qui avait honoré nos rétines avec The wire. Mais si, vous savez, cette série géniale qui faisait de Baltimore un personnage à part entière et qui ridiculisait les experts (las Vegas, Miami, Manhattan, ne rayez pas la mention inutile, y en a pas). Toujours produite par HBO, Treme nous permet de revoir des têtes bien connues, à savoir Wendell Pierce et Clarke Peters, alias Bunk et Freamon. Mais ici, ils rengainent flingues et tables d'écoutes et sortent un tout autre instrument.
Attention, ne vous y trompez pas, ça reste soft. Les instruments en question sont musicaux. Exit Baltimore et la drogue, voici la Nouvelle-orléans et le jazz. La ville, post-Katerina. la musique, post-destruction. Les habitants, post-disparitions. La vie qui reprend, car elle n'a pas le choix.
on retrouve la "touche" David Simon, la place faite aux Hommes, aux communautés, aux questions sociales. Et puis, la prise de temps. Le temps du dialogue, des interactions. Le temps aussi pour la musique, centrale ici. Il n'est pas seulement questions de guest-star ici (Elvis Costello dès le premier épisode, quand même), mais plus généralement de laisser vivre la musique. Les morceaux ne sont pas coupés sauvagement, les musiciens s'expriment. Et on en redemande.
Alors que les jours sont mornes, que l'on fête la mort de Brassens que la majorité de la chanson française s'évertue à pondre de la poésie à base de "l'eau de tes larmes avait un gout de mer", "tu es le soleil qui m'illumine" ou encore "toi + moi + tous ceux qui m'ont filé du blé", il existe encore quelques indestructibles combattant oeuvrant pour le texte, et il faut les en remercier, surtout quand ils passent sur scène. Au passage, j'espère que vous appréciez les extraits du futur album de Obispo. A moins que ce ne soit Pagny?
Well, en guise de nouvelle chanson française, Il me semble que François Morel, Sanséverino, Juliette ou encore Thomas Fersen guident un peu la barque. C'est à dire, des gens qui cachent difficilement leur cinquantaine... Est ce une raison pour leur en vouloir? Certes non, les bougres tenant sur scène plus longtemps que les petits jeunes.
Prenez Sanseverino par exemple. Deux heures de concert accompagné d'un contrebassiste alors qu'il s'active à la guitare et aux pédales en guise de batterie. Deux possibilités: soit les musiciens prennent des cachets de plus en plus cher, soit le bonhomme à de l'énergie à revendre. En ponctuant ses chansons de remarques pas toujours très polies sur le président, le nucléaire, le SAC, ou encore les abonnés des théâtres, le petit Stéphane rappelle ce que c'est que mettre l'ambiance sans chanter des conneries. C'est tout à son honneur.
Mais alors, forcément, il faut en passer par une drôle de chose. Le cas Thomas Fersen. Celui-là ne passe pas à la télévision, presque pas à la radio, mais se retrouve disque d'or systématiquement et comme par enchantement. Je suis au paradis, dit-il dans son dernier album. On comprend mieux pourquoi la foule le suit en concert.
Petite précision: le constat suivant est fait après deux concerts de cette tournée (et quelques autres avant mais chut). Il nous parle de tueurs, de monstres, de vampires, mais difficile de ne pas voir en lui un envouteur. A la cigale, dès la fin de la première partie, la tension monte. Des applaudissements fusent, fuites incontrôlables. Ils continuent, s'accélèrent, on tape du pied. les roadies vérifiant les derniers réglages sont acclamés joyeusement. Les rideaux s'ouvrent, laissant place aux instruments: à gauche, on retrouve les guitares de Pierre Sangra, le fidèle. Derrière, c'est la batterie de Christophe Cravero, le multi-instrumentiste, d'habitude derrière les claviers, le violon ou la guitare (oui, tout ça). Comme il ne peut pas s'en empêcher, il a aussi un petit clavier près de lui. A droite, au fond, on trouve une estrade, où Alexandre Barcelona, "le rossignol de Santander" officie à l'orgue et à l'accordéon. Une place encore, pour le violon de Véronique Mafart, seule nouvelle venue de la bande. Et au centre... un piano géant, dont la queue démesurée nous rappelle que Fersen nous entraine dans un voyage aussi romantique que fantastique. Des tentures blanches encadrent la scène. Un dernier arrivant, enfin: le Ukulélé.Il est acclamé.
Une musique romantique se fait entendre, et imperceptiblement, les lumières s'éteignent. Le public trépigne. Alors, un orage se déchaine, nous ne sommes plus dans une salle de spectacle mais dans une forêt, sous la pluie. Un homme s'approche, sous un parapluie. Un petit coin de paradis pour un coin de parapluie? Acclamé, Fersen nous conte une mésaventure facheuse, une mauvaise rencontre dans une auberge, une femme qui en veut à sa vie. Les musiciens se placent, le publie écoute, religieusement. Dès la fin de l'histoire, "Barbe bleue" entre en scène, puis "Dracula".
L'ambiance est posée... pas pour longtemps, car le Ukulélé est saisi immédiatement. Fersen nous bénit avec, fameux goupillon. Le public reprend en choeur les classiques, "le chat botté", "saint Jean du doigt", "croque", "la chauve souris". De nouvelles chansons s'introduisent dans cette suite, "les loups garous" rejoignent déjà le panthéon. Se calmant un peu, Fersen nous conte l'histoire de Billy the kid, déjà présente sur la tournée précédente mais écartée de l'album (on se demande pourquoi). Seul sur scène, il nous narre aussi l'histoire du dresseur de lion (Ces bêtes là, on s'y attache / faut respecter leur territoire / faut pas leur tirer les moustaches / ni leur mettre un suppositoire).
Les nouveaux thèmes de l'ami Fersen s'installent, eux aussi. "L'enfant sorcière", conte plein de mystère, enchante autant que "Une autre femme", histoire de momie égyptienne recomposée. Dans un cas comme dans l'autre, l'écoute est attentive. Si l'on connait la fin grâce au disque, la conclusion fonctionne encore toujours: la vieille momie égyptienne / c'était le clou du cauchemar / elle s'appelait madame Lucienne / elle était née à Clamart.
Le public étant sous le charme, c'est Félix qui fait son apparition. Au refrain repris en coeur par le public, Le maitre de cérémonie rétorque "non, c'est moi qui jouis". Réclamant ensuite un baiser dans une chanson aussi inédite que déroutante, il se fait encore vieillard et séducteur (dis moi ma petite Agnès / pour le qu'en-dira-t-on / je t'appellerais ma nièce / tu m'appelleras tonton), et nous propose d'aller nous coucher. le "Non!" est catégorique. "Qui parle de dormir?", lance-t-il goguenard. Mais même pour ça, on ne le lâche pas. Alors, il faudra aller jusqu'au bout, jusqu'aux "malheurs du lion", traditionnelle chanson finale. "Vous connaissez la fin?" les habitués répondent non, pas dupe, car un oui serait récompensé d'un "alors on s'en va". On connait la fin mais aussi la farce.
ce n'est pas assez, il faut revenir, encore. Alors, Fersen relance l'orage du début, prend sa baguette magique et dans un nuage de fumée, disparait. Et nous sommes heureux. On a mal aux mains, mais de façon heureuse.
La plupart du temps, les reprises sont de véritables massacres. Pire, elle sont souvent complètement inutiles, l'originale suffit. Heureusement, il existe quelques exceptions, la preuve en images animées.
On commence tout de suite avec du Britney Spears. Si on appréciera cette version piano de Womaniser, j'ai une préférence non dissimulée pour cet arrangement de Toxic version ukulélé... A noter que la demoiselle a fait de nombreuses reprises étonnantes comme Poker Face...
Dans un autre style, les Cleverlys proposent de reprendre les tubes actuels en... Bluegrass. Why not? Entre I kissed a girl et I gotta feelin', on préférera Single ladies:
On se fait plaisir avec une version couillue de I started a joke. Quand Faith no more reprend les Beegees... on comprend pourquoi les pantalons serrés c'est le mal.
Enfin, une version de Baby de Justin Bieber... Mais non, ne partez pas! Meme si la chanson reste mauvaise, l'arrangement ukulélé / toypiano / cuillère en bois rattrape le tout. Sans oublier que la nana est quand meme vachement jolie!
J’avais en ma possession un talkie-walkie
Made in Japan
Il ne m’en reste à présent qu’un grain de folie
Un point c’est tout
J’avais donné le même appareil à celle que j’aimais
On s’appelait pour un oui pour un non
Qu’elle soit dans sa chambre ou bien dans la cour de son lycée
Je l’avais n’importe quand n’importe où
Quand j’entendais sa voix dans le talkie-walkie
J’étais heureux
Jusqu’au jour où elle l’oublia près de son lit
Voici comment
J’étais seul avec moi quand je décidai de l’appeler
J’ai tout de suite compris ma douleur
Je ne souhaite à personne de vivre un moment pareil
En deux mots voilà ce qui s’est passé
J’entendis des soupirs dans le talkie-walkie
Des mots d’amours
Et puis son prénom que murmurait dans la nuit
Un inconnu
De ce jour tous les plombs de mon pauvre compteur ont sauté
Mais je la vois dans mon obscurité
Je vois ses grands yeux beiges ces deux grands yeux couleurs du temps
D’où la neige tombait de temps en temps
J’avais en ma possession un talkie-walkie
Made in Japan
Il ne m’en reste à présent qu’un grain de folie
Un point c’est tout
"le meilleur batteur du monde? C'était même pas le meilleur batteur des Beatles!"
Ringo lit attentivement cet article en même temps que nous. oui oui.
Salaud de Lennon. Son coté taquin l'emportait toujours. Heureusement, nous savons distinguer le vrai du faux, et notre plaidoirie fabuleuse démontrera le talent, s'il en est encore besoin, du brave batteur des Fab Four.
Autant le dire tout de suite: nos contradicteurs ont quelques arguments. Tout d'abord, rappelons que Ringo arrive en aout 1962, et remplace Pete Best, débarqué sans ménagement. Malgré les années passées avec lui, c'est leur manager Brian Epstein qui lui annonce froidement son renvoi. Faut bien que ces types là servent à quelque chose.
Ringo / John, une amitié qui s'appuie sur de solides bases.
Ringo n'est pas un inconnu pour les 3 autres Beatles. Originaire lui aussi de Liverpool, il rencontre les Beatles à Hambourg où il joue dans un autre groupe. L'amitié se forge autour du bar, entre autres, et Ringo remplace parfois Pete Best au pied levé. Quand George Martin, le producteur, décide qu'il faut remplacer le batteur, le choix se tourne vers Ringo: "pour nous, le meilleur batteur du monde s'appelait Ringo Starr", dira Lennon. Faudrait savoir.
Ce remplacement attire les foudres des fans de la première heure, George Harrison se prenant même une droite à la Cavern en défendant son copain. Sur Love me do, Ringo ne joue que du tambourin, George Martin trouvant son jeu de batterie trop décalé. En fait, Ringo ne joue pas comme les autres.
Ringo joue surtout de la batterie et on comprend pourquoi.
Ringo s'explique lui même sur ce sujet: il est gaucher, mais joue sur un kit droitier. Ceci rend les descentes de toms à peu près impossibles, et impose au batteur un jeu au feeling, chose qui lui convient tout à fait. Car si George Martin n'était pas satisfait de son jeu, c'est surtout parce qu'il différait de tous les autres batteurs.
Ne fais pas ton modeste, Ring'!
Ringo Starr n'est pas un batteur fou aux rythmiques rapides, ou un hystérique du solo, non. Il impose une rythmique parfaite en y ajoutant son style, des breaks, des ajouts subtils. Il suffit d'écouter I saw her standing there, dès le premier album, pour s'apercevoir qu'une vraie personnalité se cache derrière les futs. Les travaux les plus remarquables seront sans doute Rain, l'envoutant Tomorrow never nows ou encore A day in the life (fascinant de subtilité).
Le seul solo sera pour The end, l'ultime morceau d'Abbey Road et des Beatles. Pas fasciné par le solo, Ringo impose pourtant des partitions de batteries sans cesse inédites. On peut reconnaitre les morceaux rien qu'à la batterie: Drive my car et sa fameuse cloche, le rythme épileptique de Taxman, le roulement de Help!, l'incroyable montée de Come together... les exemples ne manquent pas.
On a coutume de dire que l'apport de Ringo en terme de composition est faible, mais son style personnel est pour beaucoup dans le "son" Beatles. Il signera tout de même deux chansons (Don't'pass me by et Octopus's Garden) et en chantera bien d'autres écrites pas Lennon et McCartney: Yellow submarine, Act naturally, I wanna be your man, Matchbox...
Mais surtout Ringo, par ses erreurs de langage, inspirera quelques chansons fameuses: Hard day's night, Tomorrow never nows, expressions non-sensiques s'il en est, nous viennent de l'aimable batteur.
Lorsque leur carrière s'étend au cinéma, Ringo est considéré comme le meilleur acteur des quatre, et devient la star de Help!, film ravagé qui dissimule vaguement leur état stupéfié. Par la suite, Ringo jouera dans plusieurs films dont The magic christian avec Peter Sellers tout de même.
Ringo en fâcheuse posture dans le "fameux" Help!
Statistiquement, les chiffres parlent pour Ringo. En 8 ans d'enregistrements et des centaines de prises, seules 12 erreurs sont à lui attribuer, ce qui en fait le musicien des Beatles le plus fiable. Bref, le gamin assure.
Pour finir, une petite anecdote déroutante: Quand Ringo quitte le groupe pendant l'enregistrement de l'album blanc, ses amis le rappèlent, et font une grande fête pour son retour. Quand George Harrison se barre des séances de let it be, Lennon propose de le remplacer par Eric Clapton... Ringo, irremplaçable?