écrire une chanson, c'est long et difficile? bof. la preuve en image
vendredi 13 mai 2011
lundi 9 mai 2011
Kubrick éclectique
Alors que l'expo à la cinémathèque lui rendant hommage n'est pas franchement terrible, ce petit film retraçant odyssée du réalisateur nous remplit de joie. alors, hop.
http://vimeo.com/23030893
http://vimeo.com/23030893
vendredi 6 mai 2011
C'est ma tournée
Alors que les jours sont mornes, que l'on fête la mort de Brassens que la majorité de la chanson française s'évertue à pondre de la poésie à base de "l'eau de tes larmes avait un gout de mer", "tu es le soleil qui m'illumine" ou encore "toi + moi + tous ceux qui m'ont filé du blé", il existe encore quelques indestructibles combattant oeuvrant pour le texte, et il faut les en remercier, surtout quand ils passent sur scène. Au passage, j'espère que vous appréciez les extraits du futur album de Obispo. A moins que ce ne soit Pagny?
Well, en guise de nouvelle chanson française, Il me semble que François Morel, Sanséverino, Juliette ou encore Thomas Fersen guident un peu la barque. C'est à dire, des gens qui cachent difficilement leur cinquantaine... Est ce une raison pour leur en vouloir? Certes non, les bougres tenant sur scène plus longtemps que les petits jeunes.
Prenez Sanseverino par exemple. Deux heures de concert accompagné d'un contrebassiste alors qu'il s'active à la guitare et aux pédales en guise de batterie. Deux possibilités: soit les musiciens prennent des cachets de plus en plus cher, soit le bonhomme à de l'énergie à revendre. En ponctuant ses chansons de remarques pas toujours très polies sur le président, le nucléaire, le SAC, ou encore les abonnés des théâtres, le petit Stéphane rappelle ce que c'est que mettre l'ambiance sans chanter des conneries. C'est tout à son honneur.
Mais alors, forcément, il faut en passer par une drôle de chose. Le cas Thomas Fersen. Celui-là ne passe pas à la télévision, presque pas à la radio, mais se retrouve disque d'or systématiquement et comme par enchantement. Je suis au paradis, dit-il dans son dernier album. On comprend mieux pourquoi la foule le suit en concert.
Petite précision: le constat suivant est fait après deux concerts de cette tournée (et quelques autres avant mais chut). Il nous parle de tueurs, de monstres, de vampires, mais difficile de ne pas voir en lui un envouteur. A la cigale, dès la fin de la première partie, la tension monte. Des applaudissements fusent, fuites incontrôlables. Ils continuent, s'accélèrent, on tape du pied. les roadies vérifiant les derniers réglages sont acclamés joyeusement. Les rideaux s'ouvrent, laissant place aux instruments: à gauche, on retrouve les guitares de Pierre Sangra, le fidèle. Derrière, c'est la batterie de Christophe Cravero, le multi-instrumentiste, d'habitude derrière les claviers, le violon ou la guitare (oui, tout ça). Comme il ne peut pas s'en empêcher, il a aussi un petit clavier près de lui. A droite, au fond, on trouve une estrade, où Alexandre Barcelona, "le rossignol de Santander" officie à l'orgue et à l'accordéon. Une place encore, pour le violon de Véronique Mafart, seule nouvelle venue de la bande. Et au centre... un piano géant, dont la queue démesurée nous rappelle que Fersen nous entraine dans un voyage aussi romantique que fantastique. Des tentures blanches encadrent la scène. Un dernier arrivant, enfin: le Ukulélé.Il est acclamé.
Une musique romantique se fait entendre, et imperceptiblement, les lumières s'éteignent. Le public trépigne. Alors, un orage se déchaine, nous ne sommes plus dans une salle de spectacle mais dans une forêt, sous la pluie. Un homme s'approche, sous un parapluie. Un petit coin de paradis pour un coin de parapluie? Acclamé, Fersen nous conte une mésaventure facheuse, une mauvaise rencontre dans une auberge, une femme qui en veut à sa vie. Les musiciens se placent, le publie écoute, religieusement. Dès la fin de l'histoire, "Barbe bleue" entre en scène, puis "Dracula".
L'ambiance est posée... pas pour longtemps, car le Ukulélé est saisi immédiatement. Fersen nous bénit avec, fameux goupillon. Le public reprend en choeur les classiques, "le chat botté", "saint Jean du doigt", "croque", "la chauve souris". De nouvelles chansons s'introduisent dans cette suite, "les loups garous" rejoignent déjà le panthéon. Se calmant un peu, Fersen nous conte l'histoire de Billy the kid, déjà présente sur la tournée précédente mais écartée de l'album (on se demande pourquoi). Seul sur scène, il nous narre aussi l'histoire du dresseur de lion (Ces bêtes là, on s'y attache / faut respecter leur territoire / faut pas leur tirer les moustaches / ni leur mettre un suppositoire).
L'ambiance est posée... pas pour longtemps, car le Ukulélé est saisi immédiatement. Fersen nous bénit avec, fameux goupillon. Le public reprend en choeur les classiques, "le chat botté", "saint Jean du doigt", "croque", "la chauve souris". De nouvelles chansons s'introduisent dans cette suite, "les loups garous" rejoignent déjà le panthéon. Se calmant un peu, Fersen nous conte l'histoire de Billy the kid, déjà présente sur la tournée précédente mais écartée de l'album (on se demande pourquoi). Seul sur scène, il nous narre aussi l'histoire du dresseur de lion (Ces bêtes là, on s'y attache / faut respecter leur territoire / faut pas leur tirer les moustaches / ni leur mettre un suppositoire).
Les nouveaux thèmes de l'ami Fersen s'installent, eux aussi. "L'enfant sorcière", conte plein de mystère, enchante autant que "Une autre femme", histoire de momie égyptienne recomposée. Dans un cas comme dans l'autre, l'écoute est attentive. Si l'on connait la fin grâce au disque, la conclusion fonctionne encore toujours: la vieille momie égyptienne / c'était le clou du cauchemar / elle s'appelait madame Lucienne / elle était née à Clamart.
Le public étant sous le charme, c'est Félix qui fait son apparition. Au refrain repris en coeur par le public, Le maitre de cérémonie rétorque "non, c'est moi qui jouis". Réclamant ensuite un baiser dans une chanson aussi inédite que déroutante, il se fait encore vieillard et séducteur (dis moi ma petite Agnès / pour le qu'en-dira-t-on / je t'appellerais ma nièce / tu m'appelleras tonton), et nous propose d'aller nous coucher. le "Non!" est catégorique. "Qui parle de dormir?", lance-t-il goguenard. Mais même pour ça, on ne le lâche pas. Alors, il faudra aller jusqu'au bout, jusqu'aux "malheurs du lion", traditionnelle chanson finale. "Vous connaissez la fin?" les habitués répondent non, pas dupe, car un oui serait récompensé d'un "alors on s'en va". On connait la fin mais aussi la farce.
lundi 2 mai 2011
All you need is inspiration
Ce qu'il y a de bien avec les Beatles (au-delà de la musique), c'est la formidable source d'inspiration qu'ils représentent. Un petit coup d'oeil en direction d'Abbey Road...
vendredi 29 avril 2011
Rire de son prochain
depuis plusieurs années, quelques sites nous proposent de nous moquer gentiment de nos congénères. On pense bien sûr au très inventé Vie de merde, ou au méga geek Bashfr. C'est bien mais parfois pas très crédible.
Mon préféré reste Zéros sociaux, qui regroupe des captures d'écran facebook qui nous rappelent que nos amis sont des boulets. Oui, même les tiens petit.
http://www.zeros-sociaux.fr/
lundi 25 avril 2011
ces reprises meilleures que l'originale
La plupart du temps, les reprises sont de véritables massacres. Pire, elle sont souvent complètement inutiles, l'originale suffit. Heureusement, il existe quelques exceptions, la preuve en images animées.
On commence tout de suite avec du Britney Spears. Si on appréciera cette version piano de Womaniser, j'ai une préférence non dissimulée pour cet arrangement de Toxic version ukulélé... A noter que la demoiselle a fait de nombreuses reprises étonnantes comme Poker Face...
Dans un autre style, les Cleverlys proposent de reprendre les tubes actuels en... Bluegrass. Why not? Entre I kissed a girl et I gotta feelin', on préférera Single ladies:
On se fait plaisir avec une version couillue de I started a joke. Quand Faith no more reprend les Beegees... on comprend pourquoi les pantalons serrés c'est le mal.
Enfin, une version de Baby de Justin Bieber... Mais non, ne partez pas! Meme si la chanson reste mauvaise, l'arrangement ukulélé / toypiano / cuillère en bois rattrape le tout. Sans oublier que la nana est quand meme vachement jolie!
vendredi 22 avril 2011
La plus mauvaise série du monde
Titre ardemment convoité, obtenir le statut de pire série du monde n'est pas à la portée du premier scénariste alcoolique venu. Pour faire une bonne mauvaise série, il faut se dévouer à la cause, mettre le paquet, bref, tout donner pour le show, sans avoir peur d'en faire trop. Autant dire que Superfriends place la barre très, très haut.
Débutée en 1973, Superfriends continuera à sévir jusqu'en 1986. Le sadisme étant à la mode, des spin-off verront glorieusement le jour.
Melant avec bonheur des personnages aussi fabuleux que Superman, Wonder woman, Aquaman ou encore Batman et Robin, Superfriends permet à ces supers héros de s'entraider pour venir à bout des méchants pas beaux. Ils seront rejoint dans les saisons suivantes par d'autres génies de l'héroisme comme Flash, Green Arrow ou encore Plastic man.
D'un point de vue du scénario, c'est assez scandaleux. Les super gentils affrontent des super méchants tels que Dracula qui transforme les humains en vampires avec une poudre magique. WHAT THE FUCK? Où est le coté sexuel de la morsure dans le cou? Si on nous pique ça, rien ne va plus.
Je ne peux que vous inviter à mater d'autres épisodes sur youtube, après tout je ne veux pas être le seul à souffrir. Le vrai problème dans cette série, outre les scénarii stupides et les animations inexistantes, c'est le doublage. La version américaine est borderline, mais passe encore (attention dans cet extrait, Robin a un sabre laser):
Le vrai soucis vient bien sûr de la version française. Dépression? Drogue? Radiations, Toujours est-il que les doubleurs français font n'importe quoi, mais alors VRAIMENT n'importe quoi. Par contre, ils savent utiliser le dictionnaire des synonymes des insultes désuètes.
FLUTE FICHTRE BIGRE. La barre est placée haute. Heureusement, Batman et Robin relèvent le défi:
Je préfère arrêter là. Si votre soif de souffrances n'est pas rassasiée, explorer l'internet (comme dirait ma tata) et partez à l'aventure avec les superfriends!
Allez, un bat bonus pour la route:
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